Halte.

Salut les blogueurs,
Si vous êtes de mes (rares) lecteurs et que vous lisez ce post, vous aurez constaté le changement du site d’accueil.
Le passage sous WORDPRESS s’est fait par obligation ! Bien que WP soit la référence mondiale des supports de blogs (moteurs, fournisseurs ? je ne sais pas comment on les appelle), son usage perd, à mes yeux, le caractère bon enfant que je voyais en Windows Live.
C’est, entre autres, pourquoi j’ai décidé de faire une pose dans l’édition d’articles nouveaux ! Ca ne devrait perturber personne outre mesure, je le sais, mais je sais aussi que trois ou quatre de mes connaissances, famille ou amis, venaient régulièrement jeter un œil sur les quelques âneries qu’il m’arrivait de pondre, il est plus courtois, je pense qu’ils soient avertis.
Qui sait ; peut-être que dans quelques jours, mois ou années, la chose me démangera de nouveau…
Ce fut toujours plaisant de savoir être lu, fut-ce par quelques uns seulement ; merci donc à ceux qui venaient régulièrement ; grâce soit rendue à ceux qui se risquaient à un commentaire.
Toute chose a une fin…
Je vous embrasse.

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D’où vient ce proverbe ?

Aujourd’hui nous allons étudier
une expression passée dans le langage commun : «  Il ne faut pas
jeter bébé avec l’eau du bain ».

Ben tiens !

Qu’est ce que cela ?

D’aucuns nous dirons que c’est
impossible car jamais on ne vit bébé passer par le siphon… Ridicule, vous voyez
pourtant qu’il s’agit d’une métaphore d’où provient la comptine que tous nous
chantâmes à nos chérubins : « un siphon fon fon les petites  savonnettes… »

Non ; il s’agit d’une
rubrique sérieuse, ne nous écartons pas 
du sujet.

Il est évident qu’ayant atteint  le  faîte de la civilisation occidentale, nous trempons
nos bébés dans de l’eau déjà optimâlement tiède (ou optifemellement, les bébés
sont parfois d’un autre sexe) sortie tout droit, ou en pluie selon que vous
aurez choisi, ou pas, de passer par le pommeau de douche, du robinet de notre magnifique
salle de bain.

Il n’en fut pas toujours ainsi,
certes non !

Il fut un temps, pas si lointain,
où l’eau ne parvenait à la baignoire (le plus souvent une lessiveuse d’ailleurs
car en ces temps là l’idée même d’une baignoire ne frôlait même pas les
imaginations), qu’après avoir transité par des seaux laborieusement transportés
par un grand (une maman, un grand frère ou une grande sœur, rarement un papa
qui a bien d’autres choses à faire que de dépouiller les gosses…) de la pompe
(ou de la rivière, du ruisseau, de l’étang et qu’est ce qu’on s’en fout…) jusqu’au
bassin (ou lessiveuse, bassine, cuvette… un réceptacle étanche quelconque, on
va pas y revenir).

Ensuite on allumait un feu, dessous !

Feu qu’on laissait brûler doucement
pour entretenir une température idéale. Il ne fallait pas que nos bambins
prissent froid (et non pas pisse-froid comme je viens d’entendre au fond, ça ne
veut pas du tout dire la même chose, nous y reviendrons peut être).

Vous voyez le topo ?

Alors me direz vous, qu’arrivait
il si un appel téléphonique intempestif, une urgence constipatoire, ou que
sais-je encore, nous éloignant de la buanderie  survenait durant l’opération?

Hein ?

Je vous le demande !

Réfléchissez un peu ; pour
une fois…

Vous avez tous eu écho de la
grenouille dans l’eau chaude, et bien c’est le même phénomène qui se produit !
Béatement, notre bébé (remarquez qu’il peut y en avoir plusieurs) s’engourdit
peu à peu de plaisir alors que chauffe l’eau, de plus en plus (ne pas omettre
que le feu est allumé et que, par précaution, vous mîtes sans doute une bûche
avant de vous éloigner) jusqu’à ce que vous reveniez enfin (des courses, des
chiottes, qu’importe…) pour constater qu’il cuit…

Atroce ? Oui, sans doute !

Mais que faire ? Allez-vous
jeter l’eau ? Et si oui que faire du bébé ? 

Soucieux de développement
durable, de tri des déchets et autres actions écologiques, vous allez ajouter
quelques carottes, des navets, peut être deux ou trois pommes de terre, une branche de
cerfeuil… un oignon s’impose, tout ce qui agrémentera la sauce en fonction de la saison s’entend.

Un sachet de laurier adoucira la
viande (ne pas le manger c’est toxique).

Il n’y a plus qu’à laisser
mijoter.

Voilà, comme vous venez de le comprendre, sans doute, vous savez maintenant qu’il ne faut pas jeter bébé
avec l’eau du bain, il faut économiser, faire feu de tout bois et profiter des opportunités
qui se présentent.

Ne pas gâcher !

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Un caillou c’est une pierre !

Or donc, lors de notre
anniversaire (cf. bien plus haut l’article qui évoque cette fête), nous reçûmes
en présent un coffret-gourmet correspondant à : « un dîner, une nuit
et un petit-déj » dans un hôtel de notre choix quelque part en France…
Apres mûres réflexions d’un an (quand même), plutôt que la Bretagne, l’Auvergne,
l’Alsace, ou que sais-je encore, notre regard s’est arrêté sur le Pays-Basque
que je ne connaissais que pour l’avoir traversé quelques fois, Francine pas du
tout.

Un seul hôtel est proposé
près de la côte.

De (très) bon matin, nous
voilà tous deux partis en amoureux, direction Bayonne. La mer est là mais on ne
la voit que par l’effet de la marée, variant sans cesse la hauteur de l’Adour
et le sens du courant sous le pont Saint Esprit. C’est ici, tout au bout du
pont que nous logerons cette nuit.

Mais d’abord, la visite de
la ville s’impose ! Sa partie historique suffira  car il faut faire vite. C’est donc armé du
« guide vert » dans la main gauche, de l’APN dans la droite et de
notre courage partout que nous nous lançons. C’est une assez jolie ville pour
ce qu’on en voit, avec pourtant un je ne
sais quoi
qui nous a laissé sur notre soif. Les maisons anciennes sont
belles, les rues ne sont pas sales, les rives de la Nive sont magnifiques mais…
Mais quoi ? Hein ? Je sais pas… Y a quelque chose qui a modéré notre
accroche…

Alors on a posé nos valises.
A l’hôtel.

Superbe vue directement sur
l’Adour à nos pieds. Bien que sise au 1er étage, notre chambre donne
à hauteur du tablier du pont si bien qu’il se présente à nous comme une
guirlande, posée sur l’eau quand la marée est haute, en suspension lorsqu’elle
est basse. En face, le confluent de la Nive est masqué par le bec du réduit
dominé par la cathédrale.

Le temps nous est compté,
destination Saint Jean de Luz qui en revanche nous a beaucoup plus plu. C’est
qu’elle est chic, avec ses magnifiques hôtels en bord de mer, sa plage immense
dont même le sable paraît aristocratique, sa promenade en hauteur débouchant
sur un petit port mignon tout plein creusé à l’embouchure de la Nivelle, une
église à la nef au baroque rococo (un peu chargé, vous voyez…) mais aux très
originales galeries de bois, superposées, comme, parait-il, il est commun dans
ce pays. Pas déçus.

Le dîner gourmet nous a paru
bon, sans plus, ça s’appelle comme ça mais je constate que ce n’est pas
vraiment l’objet car le restaurant n’est même pas répertorié au Michelin. Très
agréable soirée en tête à tête, comme à la maison depuis que Antoine nous a
quitté pour quelques semaines.

Une nuit réparatrice nous
remet en forme, nous avons décidé de prendre le train à crémaillère pour monter
à la Rhune. Il ne faut pas trainer ; il est néanmoins impératif de passer au préalable par la case « visite de
l’atelier du chocolat», y voir confectionner les choses hors de prix achetées à
la boutique en sortie. La belle couleur que voilà… Du coup nous ne parvenons à
la gare de départ, au-dessus de Saint Jean, que vers 11 h00 ! C’est bien
trop tard ; l’attente aux guichets est supérieure à 1 h 00 alors que
le cadencement des trains est de 35 mn… Tout ce monde… en septembre… Le
parc-auto dispose de 150 places alors qu’il doit y avoir aux bas mots 400 ou 500
voitures. Les bas-côtés, la moindre surface plane ; les chemins adjacents,
voire les perpendiculaires sont donc envahis de bagnoles en vrac, bite à cul ou
plus ou moins vautrées, parfois dans les fossés. Que doit-ce être en été ?

On abandonne car nous avons
rendez-vous avec Marie à Biarritz à 15 h 00.

Biarritz ; si St Jean
de Luz a du caractère, que dire de Biarritz ? Villas princières, immeubles
Art déco, architecture BCBG FH[1]
de bon aloi. On ne s’étonnerait pas de croiser une people de haut de gamme sortant
des toilettes publiques en mocassins à talons plats. La ville a beaucoup de
charme chic, vraiment ! Je vous ferai grâce du rocher de la vierge, de la
plage de la côte des basques aux surfeurs foisonnants, vous les avez mille et
mille fois vus en peinture, photos, films et tout ce qui supporte ou véhicule de
l’image. En revanche, j’ignorais qu’il y eut un port ! Enfin port… 4 bassins
carrés endigués gagnés sur la mer, à sec à marée basse, dans lesquels
s’échouent quelques barcasses de pêcheurs strictement locaux. On aurait
pourtant  pu imaginer que, quelque-part,
des yachts luxueux se balançaient au gré de la houle, mais non, pas une voile
au large, pas un jet-ski, pas de skieur nautique ou de parachutiste ascensionnel ;
c’est un des traits d’ici, la richesse est là, se voit, mais s’affiche autrement
qu’à la façon bling-bling de la côte d’Azur.

A 15 h Marie est là ! Ça
doit faire 4 ans qu’on ne s’est plus vus ; elle est magnifique, c’est maintenant
une « vraie » femme qui doit faire chavirer des cœurs… Elle nous présente
son amoureux, quelqu’un de bien en première impression, de simple en tout cas, et
j’aime ça. Ils semblent heureux, souhaitons leur du bonheur autant qu’ils
pourront en accumuler.

Le temps de baguenauder dans
la ville, de se rafraîchir la glotte en terrasse, déjà il est temps de se
séparer. Nous avons réservé à Combo, dans l’arrière pays… Ben oui, c’est là le
principe piégeux de  ces coffrets « tout
compris » ; après s’être tapé 600 bornes pour venir pas question de
rentrer à la maison de suite, faut pas gâcher, alors on reste une nuit ou deux
de plus, le temps de mieux visiter ; c’est du gratuit qui coûte, on
partira pas dans le trou avec. L’arrière pays [doit-on dire l’arrière pays
comme il se fait ici ? Je pense que c’est l’inverse, le pays d’abord, la
côte ensuite] est superbe, vert à souhait piqué de maisons blanches aux
peintures rouges ou vertes ou bleues, pas autre chose. L’hôtel est très propre,
voire impeccable,   la chambre très agréable. Nous visiterons
demain…

Ben non !

La petite douleur ressentie
par Francine s’est, au cours de la nuit, transformée en souffrance ! Pas
ou peu de sommeil, visite du médecin pour administrer une piqûre calmante après
diagnostic d’une tendinite du côté du nerf sciatique. On passe par la pharmacie
pour s’équiper en calmants puis l’autoroute de retour nous guide jusqu’à la
maison. 6 heures de route, elle peut à peine bouger, allongée dans la voiture,
assommée par les médocs Antoine est là qui a passé la nuit à sa maison, je le reconduis
à Nîmes en soirée. Pas question de massage ou quelque manipulation que ce soit,
rien n’y fait, elle a mal.

La nuit passe, agitée.

Les voyages forment la
jeunesse dit-on en dicton… Que font-ils à la vieillesse ?

Levé de bonne heure, je « monte »
vers l’ordi transférer, supprimer ou traiter les quelques grosses dizaines de
photos prises en 2 jours. Vers 8 h00 Francine se lève. Je descends voir comment
elle va. Un peu mieux mais elle a toujours très mal. Après m’être assuré de son
petit déjeuner, je remonte et là… un coup de poignard dans le ventre !
C’est l’image la plus proche pour exprimer ce que je ressens, à mon tour de
souffrir… Plié en deux (trois ou quatre…) j’essaie de ne pas hurler car je suis
un homme, un vrai, c’est con mais c’est ainsi. J’attends que ça passe, sans
rien dire, j’ignore encore que c’est pas près de se faire… je finis par
descendre entre deux « crises », me rase en trois fois (on ne peut se
voir dans un miroir quand on est accroupi) avant d’aller, vomissant en chemin, chez
la voisine, notre médecin traitant qui, voyant mon état me prend en urgence au
nez et à la barbe de « ceux qui ont rendez vous ». Piqûre à mon tour,
appel du 15 et direction les urgences d’où je ne ressortirai que vers 23 h 30.
Coliques néphrétiques. Du coup, Francine en oublie ses propres maux, les femmes
sont ainsi faites qui pensent d’abord aux autres.

Depuis le caillou est sorti,
hier, par les voies naturelles ! Je le sais car j’ai ordre de filtrer mes
pipis pour récupérer l’intrus à fin d’analyse.

On est beaux tous les deux, nous
nous connûmes plus frais.


[1] Beau Cul Belle Gueule Foulard Hermès

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Fin f’été.

Il reste encore un petit
mois avant que l’été ne cède officiellement la place à son successeur ;
pourtant, un je ne sais quoi, une ambiance, une atmosphère, des échos sonores,
l’agitation de quelques uns, une circulation densifiée, des humeurs… nous font
ressentir que sa fin est proche.

-       
Cheminant ce matin sur le grès pour la dernière
balade matinale estivale, la qualité de l’air s’approchant de celle plutôt rencontrée
en automne, je pouvais contempler les Cévennes dont le bleu profond se découpait
nettement sur l’azur que seul le ciel méditerranéen est capable de nous offrir.
Vers le sud, les traits blancs des immeubles du Grau et de la Grande Motte surlignaient
le bord de mer, liserant la côte nord face à la Gardiole qui mure le golfe du
Lion fermé au sud par le Mont Saint clair. A contre-jour, vers l’est, pour qui sait
les chercher les Alpilles se devinent alors qu’il suffit de tourner légèrement
la tête sur la gauche pour découvrir le maître des lieux, le Ventoux, chaperonné
de blanc. Ce n’est que du calcaire…

Bref, il fait un temps
superbe ; un temps de curé aurait dit la grand-mère Denis qui devait
plutôt penser à curer son lavoir…

-       
A peine une ou deux cigales ont-elles craqueté
à l’approche de Sam[1] ;
nous sommes le 25 août, normalement elles disparaissent vers le 15. Ce sont
donc les dernières, celles arrivées sur le tard qui appellent les femelles
assurément sans grand succès. Quoique… Qu’en sais-je ?

-       
Cette nuit la cave a repris ses activités
vendangeuses. Les trémies reçoivent les premières grappes que déversent par
tonnes les camions aux hautes ridelles. Ne me demandez pas quels cépages sont
ramassés, je l’ignore, il faudra que je demande à Vincent ou Henri lorsque je croiserai
l’un ou l’autre. Ça a bien peu d’importance, je ne suis pas œnologue, l’important
est pour moi de constater que « c’est commencé ».

-       
Savez vous que nous sommes viticulteurs ?
La plupart des lecteurs oui puisqu’ils sont de la famille ou amis et
connaissent notre jardin. Plus de chasselas ; tout mangé, 12 kg sur un
seul plant… Il y a eu des heureux jusqu’à Paris… Le Lavallée ne devrait pas
tarder, il garde encore trop d’acidité pour être pleinement apprécié mais si je
devais le vendre c’est maintenant qu’il me faudrait le couper. Quant au Muscat,
une ou deux semaines encore et on pourra se jeter dessus ; à quoi bon se
hâter alors qu’il est sur pied et qu’il n’y a qu’à se baisser…

C’est aussi ce matin que
Francine a rouvert son atelier de peinture. Dehors, à l’ombre des mûriers, elle
a installé son chevalet. Ci-dessous vous la voyez ; j’ai connu
des humains plus stressés…


[1] Le gros
chien bâtard qui nous accompagne.

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Prune

Prune

C’est la saison me direz vous ;
dans le sud néanmoins, plus tard sous les latitudes septentrionales  où règnent la reine-claude et la mirabelle ;
pourtant, celle que je veux évoquer ici m’a été adressée par les services de l’état,
en cadeau je suppose.

Vous me connaissez tous (eu égard
au nombre de visite… Tiens, à ce sujet, il fut un temps pas si éloigné où je
pouvais savoir le nombre de passage sur ce blog, depuis quelques semaines, plus
rien… Sans doute une mauvaise manip de ma part, comment pourrait il en être
autrement…) Car bien sûr c’est de ma faute ; à qui d’autre… Vous savez
combien je conduis en douceur, sans à-coups, dans le strict respect des
limitations de vitesse, autant que faire ce peu ! Que faire ce peu oui,
car si je respecte strictement la vitesse, je la respecte « exactement ».
90 c’est 90, pas 82.2 je reconnais bougonner souvent après les autres
conducteurs qui roulent devant moi en dessous, mais suffisamment rapidement
pour qu’on ne puisse les doubler sans franchir la limite. Ils doivent jouir du
petit train qu’ils conduisent… Je reconnais aussi que j’ai du mal à supporter
ceux qui roulent à 70 lorsqu’une belle ligne blanche infranchissable nous
contraint à les suivre, puis qui s’éveillent brusquement de leur léthargie
alors qu’une ouverture se présente en accélérant au moment où vous déboîtez.
Vous avez tous connu ça, et pas qu’une fois… J’ai aussi du mal à endurer les
limitations incompréhensibles sur des portions de route large, sans carrefour,
ni construction ni rien, juste là pour satisfaire l’égo d’un maire ou d’un « édilon »
quelconque  pourvu d’une parcelle de
pouvoir. Exemple ; en vanant d’Arles, la sortie vers Vauvert à partir de la
N 572 (en fait on reste dessus pour éviter l’A54, elle devient la D572). Ici,
sur une route nue au milieu des rizières, en virage, certes, mais au rayon
gracieux, un 50 km/h nous est imposé sans que jamais aucun panneau ne nous
indique que le 90 est autorisé ensuite. Vous connaissez sûrement la route entre
Beauvoisin et Aubord, perdue dans les champs, limitée à 30 km/h sur près du 1/3
de la distance ; à 60 sur le reste… Allez savoir pourquoi ?

Mais je digresse…

 J’ai pris une prune donc (que ceux qui n’avaient
pas compris sortent de la pièce) une prune offerte, oui, mais pour 90 € quand
même. Merde, c’est pas que j’ai pas les 90 € mais j’aurais préféré les mettre
ailleurs que dans les coffres de Bercy. Je me suis fait prendre à Chorges, sur
la N 94 ; allez donc voir su MAPS, jamais, je dis bien jamais, la route ne
traverse le village puisqu’il s’agit d’une déviation, et bien ils m’on gaulé à
52 km/h au lieu de 50… Je sais entends-je, c’est bien fait pour ta pomme, 50 c’est
50… Je voudrais bien savoir où il est situé ce radar m’est avis qu’il est placé
(certainement un mobile) juste avant ou juste après le panneau d’entrée ou sortie
de la zone urbaine, celle où l’on commence à accélérer ou en plein décélération…
Piège à con, piège à pognon.

Je râle parce que c’est la
seconde prune de ma vie de conducteur, la dernière fois (114 sur l’autoroute au
lieu de 110) j’ai fait un infarctus la semaine qui suivait la réception de la
chose… on ne peut pas dire que je sois un danger, ma voiture à 78 000 km ses
pneus d’origine n’ont pas atteint le témoin d’usure, c’est pas une preuve ça…
Certes, je suis un homme après tout (enfin je crois), il m’arrive sûrement de
commettre des infractions involontaires pas sanctionnées, comme tous, mais ce
genre de comportement des « forces de l’ordre » pour faire du chiffre
m’indispose au plus haut point, tout militaire respectueux des règles et
devoirs que je suis … Elle est où la sécurité là ? Il est où le danger
pour autrui ? C’est un coup à vous foutre les boules, à faire comme d’autres,
s’enquérir de ses droits et s’asseoir sur ses devoirs.

90 € et je ne sais pas encore
combien de points sur le permis.

Je vous embrasse.

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Cons Currences

Il fait bien trop chaud pour travailler ; alors après le
bain je me suis mis au frais A L’INTERIEUR. 
N’ayant plus rien à lire de nouveau, lassé des mots croisés, je m’efforce
à rédiger quelque chose. Il faudrait que ce soit quelque chose pas trop tarte,
un sujet bateau, certes, il s’agit de ne pas froisser quiconque en abordant la
politique, les mœurs, la prévarication, l’indécence de ceux qui nous gouvernent
comme celle de ceux qui veulent leur place ; non ; un sujet qui saurait
faire l’unanimité…

Moi !

Si je parlais de Moi ?

Non ; je déconne ; vous avez eu peur hein ?

C’est un fait que Je parle peu de Moi ! Habitué aux
éloges depuis que Je suis enfant, ayant la chance que Ma beauté physique n’éteigne
pas la vivacité de Mon intelligence, je Me suis endurci pour paraitre normal
aux yeux des pauvres hères qui forment l’essentiel de la société. Vous
comprenez donc que J’évite de Me mettre en avant, dusse Mon égo en souffrir (c’est
pour ça que Je Me suis endurci l’âme).

Alors abordons ici notre sujet du jour.

L’électricité !

Quoi l’électricité y va pas nous faire un cours de physique
en plein été quand même…

Non ; ne vous inquiétez pas, néanmoins lisez ça !

Sans doute, bien que beaucoup d’entre vous soient en
vacances, bande de Jean Foutre, avez-vous eu écho de l’augmentation de l’électricité ;
celle fournie par EDF en tout cas. Non ? Si ! Attendez le 15 août
vous verrez !

 Mais là n’est pas le
sujet.

Le sujet c’est le scandale que vous avez sous les yeux depuis
des lustres et que jamais, jamais vous n’avez voulu voir ni entendre :

-         
Notre électricité est l’une
des moins chères d’Europe !

-         
Si
si ; je vous assure… Peut être même LA moins chère !

Inacceptable !

Faut dire que ça fait plusieurs décennies que ça dure,
alors on s’habitue bien sûr… Encore une idée à la con de de Gaulle suivie par
ses successeurs immédiats, même ceux de Gauche… Etre indépendant énergétiquement !
Quelle bêtise à l’heure de la mondialisation ; être indépendant ; et
puis quoi encore, si on allait dans ce sens sans doute devrions nous disposer d’une
défense autonome, associée mais non intégrée à l’OTAN, pour asseoir une politique
étrangère du même acabit…  N’importe quoi…
Et puis on pourrait avoir notre monnaie tant qu’on y est… Non mais ; ce qu’il
faut pas lire entendre…… Heureusement que la globalisation est passée
par là, c’est l’effet papillon de la météo ; vous connaissez ? Non ?
Simple pourtant ; quand un papillon pète en Amazonie (et Hala sait que les
lépidoptères sont légion là bas) une inondation sévit au Pakistan… C’est pas des
conneries ; c’est SCIENTIFIQUE !

Scandale écrivais-je ! Alors nos monarques gouvernants
ont eu une superbe idée ; ouvrir la fourniture d’électricité à la concurrence…
Superbe non ? Il fallait y penser !

Nonobstant y a un os ! Y a que EDF (ou presque) qui fabrique
de l’électricité, pour l’essentiel dans des usines dont les turbines (celles
qui entraînent les alternateurs (les machins qui produisent l’électricité))
tournent grâce à la vapeur elle-même générée par la chaleur fournie par la fusion
(ou la fission j’ai pas révisé) de l’atome… Un truc nucléaire quoi, qui produit
des déchets, certes, comme nous tous, mais pas de CO2, et quasi inépuisable…
Enfin une idée à la con disais-je supra ; surtout que c’est nous qui les
avons payées ces usines, nous ; enfin nos papas et mamans ; c’est pareil.

Néanmoins les Français sont trop bêtes pour comprendre et
voir où est l’intérêt (pas le leur celui de ceux qui ont un intérêt… vous
comprenez ?) ; Alors ils n’ont pas adhéré au système ces branques ils
n’ont pas quitté EDF et du coup y a pas de concurrence… Faut dire aussi que le
coup de la concurrence ont leur a déjà fait avec le gaz et les autoroutes et
ils ont senti qu’on leur avait mis un peu trop profond… Le GAZ + 50 % en 4 ans
seulement, les autoroutes plus 25 % sur certains secteur… Oui, mais y a la
concurrence ! Voyez donc ; j’habite Châlons en Champagne, je veux
aller à Nantes, l’A 7 étant plus chère que l’A 75 je vais donc privilégier un
passage par l’Auvergne ! On a le choix non ?

C’est bien pourquoi il faut créer cette concurrence si elle n’existe
pas, d’où la  loi Nome, soit la Nouvelle
Organisation du Marché de l’Électricité, (merci Lulu) concoctée par le gouvernement.

 La loi étant passée dans
une relative indifférence, à  partir du 1er janvier 2011, 
EDF aura obligation de revendre à  ses concurrents jusqu’à  25 % de
sa  production d’électricité.

Les POWEO et autres vont donc se voir offrir un quart de la
production  Française, celle que nous
avons déjà  payée via nos factures. Ils pourront ainsi  réaliser les profits que leur réclament leurs
actionnaires.

Dont acte ; et la boucle est bouclée.

Ca leur évitera de construire des centrales puisque ce sont
les nôtres (léguées par nos parents) qui fourniront le produit, obligeant
alors EDF à s’aligner sur eux, qui eux-mêmes, sur un marché global,
concurrenceront leur voisins européens par des tarifs similaires aux leurs…

Clair non ?

Ah, on vit une époque formidable, me reste une 20aine d’années
sur terre si tout va bien, j’ai failli passer la barre il y a 5 ans, il eut été
dommage de rater ça !

Epictète  vantait les
bienfaits du stoïcisme nous dit ont, et peut être qu’on devrait suivre sa
parole… Restez zen, la pente est forte mais droite est la route.

 

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Fête votive

Fête votive ?

Quèsaco ?

Ben , c’est-à-dire
que je m’étais jamais posé la question, quand on entend ces mots réunis depuis
sa plus tendre enfance, malgré une courte interruptions d’une quarantaine d’année,
on cherche pas à savoir ; on sait !

 

Mais ;
c’est pas tout le monde qui sait, c’est pas tout le monde qui vit dans une
frange littorale assez profonde répartie sur les bouches du Rhône, le Gard et l’Hérault ;
alors essayons de comprendre.

 

C’est un
moment dans l’année, qui dure plus ou moins longtemps ; de quelques jours
à une semaine,  toujours en été,  pendant lequel on fait la fête sous diverses
formes. Les villages ont parfois des spécificités mais toujours la constante
est : « le biou » !

Traduction :
le taureau camarguais.

Le taureau ;
on le bade à toutes les sauces ; en abrivado et son contraire la bandido (la
même chose en sens inverse
), en courses libres (dites camarguaises)
en vachettes emboulées pour les jeunes, en encierro… On va les voir (de moins
en moins) aux prés, c’est surtout l’occasion de se faire une bouffe plus ou
moins matinale en buvant plus ou moins du rosé…

Certains
jouent au gardian d’autres le sont vraiment…

 

On s’empègue
aussi (ce verbe a au moins deux sens, encoller ou prendre une cuite), on
regarde les femmes gens passer ; les jeunes forment des »
bandas » et se vêtent « à leur façon », par tranches d’âge et/ou
par affinités…

 

C’est la
fête quoi !

 

La fête,
oui, mais pourquoi votive ?

 

Bonne
question ; je suis content que vous me l’ayez posée.

Humm…

 

Voyons voir,
votive… Vote, élection, désignation ????

 

Que dit
notre ami le dico ?

Rien !
Fête votive connait pas…

 

Ben si, on
trouve ça à l’adjectif « votif » fête religieuse célébrée en l’honneur
d’un patron… C’est donc une fête patronale…

 

Doit y avoir
longtemps alors que cette forme existe, elle a bien dérivé vers les écueils car
de patron (c’est qui le patron de mon village ? j’en sais rien, faudra que
je cherche) j’en vois pas beaucoup dans les rues, à moins qu’il ne s’agisse du
biou, ne dit on pas « la fe di biou ? » ce serait alors plutôt
un dieu…

 Ici, c’est la plèbe qui fait la fête…

 

Votif
viendrait de votum (promesse faites aux dieux) qui a donné vote, la voix (au
sens des urnes) revoilà donc les élections, les promesses, les votes…

On tourne en
rond…

 

Après tout
en s’en fout ! L’important c’est de faire la nouba ensemble en espérant qu’elle
ne dégénère pas, car d’aussi loin que le permet ma pôvre mémoire, ayant vécu mon
enfance dans les villages hauts lieux de la fête votive (Le Cailar, St Laurent, Le Grau…)
rares sont les fois où une bagarre n’est pas venue attrister les réjouissances…
 

 

Cette année
rien de notable chez nous.

 

Mais pourquoi
donc vient-il nous causer dans le poste de la fête votive ? Entends-je
derrière l’écran…

 

Pas
compliqué à comprendre, on en sort ! Je vais vous mettre un album que vous
lirez peut être si vous avez le temps… Histoire de voir de quoi il ressort.

 

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